Thérapie, analyse, bilan et gestion du stress à Azay-le-Rideau (37190)

Définition du stress

Le stress est une réaction naturelle de l’organisme face à une situation perçue comme exigeante, menaçante ou nouvelle. Il s’agit d’un mécanisme d’adaptation qui permet au corps et à l’esprit de mobiliser rapidement des ressources pour faire face à un défi (examen, danger, surcharge de travail, conflit, etc.).

Dans nos sociétés occidentales, le stress est un facteur de troubles psychiques et émotionnels qui se développe de façon alarmante. Les études cliniques montrent que 50 à 75% des consultations chez le médecin sont motivées avant tout par le stress. Le stress engendre de nombreux troubles autant psychiques que physiques, anxiété, dépression, problèmes cardio-vasculaires, inflammation généralisée, maladies auto-immunes. Les Français sont parmi les plus grands consommateurs au monde d’antidépresseurs et de tranquillisants.

Les 4 niveaux de stress et leurs effets

On distingue généralement :

Réaction normale, ponctuelle et bénéfique face à un défi ou un danger. (ex. parler en public, passer un examen, entretien d’embauche.) et avoir des effets comme une vigilance accrue, motivation, amélioration temporaire des performances.
Réaction plus marquée mais transitoire, pouvant entraîner une gêne physique ou émotionnelle temporaire (ex accident évité de justesse, conflit soudain, choc émotionnel ponctuel) et des effets comme troubles du sommeil, irritabilité, palpitations, tension musculaire.
Lorsque les sources de stress persistent sans répit (ex. surcharge de travail, isolement, tensions personnelles durables, harcèlement.... Peut avoir des effets importants fatigue persistante, anxiété, troubles digestifs, baisse de l’immunité, risques cardiovasculaires, troubles dermatologiques (pouvant inclure des poussées d’urticaire chez les personnes sensibles), voire « burn-out » ou dépression.
Utile à court terme, il stimule la vigilance et la performance.
Nocif s’il est prolongé ou excessif, pouvant mener à un mal-être ou à des pathologies.

L'évolution des modèles scientifiques du stress

Dans les années 30, Hans Selye le défini comme le Syndrome Général d’Adaptation (SGA). Toutes perturbations psychiques ou physiques génèrent un stress pour l’organisme, celui-ci doit réagir pour s’adapter et y résister.

Dans les années 80, deux chercheurs en psychologie Lazarus et Folkman, ont déclarés « ce ne sont pas les événements eux-mêmes qui déterminent l’apparition d’un état de stress pathologique. Ce qui est déterminant, ce sont les perceptions et le vécu de ces événements » (sources INSERM le modèle transactionnel du stress d’après Lazarus et Folkman).

Action du stress par le système nerveux autonome

Il dirige les fonctions involontaires du corps (celles que le corps contrôle de lui-même, comme la respiration et la digestion). Le système nerveux autonome se subdivise en système nerveux sympathique et système nerveux parasympathique.

Le nerf vague est une autoroute de l’information c’est un nerf à la fois moteur et sensitif :

La voie motrice (20% des fibres du SNA / bulbe rachidien)

En direction des viscères, cœur, poumons, estomac, intestins, rate, reins, foie…. C’est la branche parasympathique elle régule les fonctions végétatives ralentir la fréquence des battements cardiaques stimuler les fonctions digestives intestinales réguler le système immunitaire par un effet anti-inflammatoire libère l’acétylcholine C’est un nerf calmant anxiolytique

La voie sensitive (80% des fibres)

Véhiculent des informations provenant des viscères des artères relatif à la pression sanguine signaux d’alertes sur le niveau d’inflammation (viscères articulations) déclenchant une réponse anti-inflammatoire signaux provenant du microbiote intestinal

De ce point de vue il s’agit d’un nerf qui informe le cerveau de l’état de santé du corps et qui a la capacité d’influencer notre état émotionnel et cognitif.

Comment le stress est perçu par le corps ?

Steven Porges a inventé le terme de « neuroception » Ce terme décrit un mécanisme neurobiologique par lequel notre organisme scrute sans cesse l’environnement à la recherche de stimuli indiquant un danger ou une sécurité. En fonction de la réalité perçu comme sûre ou menaçante, les circuits neuronaux fonctionnant à notre insu déclenchent des signaux qui via le nerf vague, influence l’ensemble de notre système nerveux végétatif et préparent ainsi notre corps à la fuite, au combat ou au figement.

Lorsqu’un facteur de stress (bruit, surcharge de travail, conflit…) est perçu, l’hypothalamus dans le cerveau active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS). Cela déclenche une cascade hormonale (adrénaline, cortisol…) via les glandes surrénales, provoquant une série de réactions physiologiques

Le stress chronique réduit l’activité du nerf vague et la voie régulatrice de l’inflammation par le nerf vague. L’inflammation est-elle même une nouvelle source de stress se surajoutant aux autres sources de stress (événement de vie). Cela augmente l’inquiétude, les contrariétés créant un stress cognitif et émotionnel.

Stress chronique, inflammation et cercle vicieux

L'impact biologique : l'axe Psycho-Neuro-Immunitaire

Axe psycho --- Neuro---immunitaire

Les facteurs émotionnels interfèrent avec la réactivité au stress et modifie l l’activité du système immunitaire.

Le stress engendre une stimulation du système immunitaire qui libère des cytokines pros inflammatoire qui vont rester en circulation plusieurs heures après le stress on remarque que plus l’état émotionnel est dégradé plus le taux de ces cytokines va être élevé longtemps et va engendrer une dérégulation du système immunitaire.

L’amplitude global de la variabilité cardiaque

L’amplitude global de la variabilité cardiaque est un indice de l’état inflammatoire interne et de santé. L’amplitude de la VRC diminue au fur et à mesure que l’état inflammatoire augmente. On le constate dans :

  • infarctus
  • insulino-résistance
  • douleurs chroniques
  • dépression-maladie inflammatoires

Un suivi régulier par un logiciel, permet de constater les progrès.

La cohérence cardiaque : un outil pour apprivoiser son stress

Origine et fonctionnement

La cohérence cardiaque est un état physiologique obtenue par une pratique respiratoire, corporelle, cognitive ou émotionnelle. Dr David O’ Hare

En 1991, l’institut Heart Math aux Etats Unis sous l’impulsion d’un groupe de cliniciens met à jour le rôle très important du cœur dans l’émotivité et qu’il existe un système de régulation réciproque entre le cœur et les structures cérébrales. Ils conçoivent un appareil de mesure de variabilité du rythme cardiaque. Les recherches cliniques et biologiques alors se développent de plus en plus, démontrant l’intérêt des méthodes pour traiter les problèmes de stress (Dr Charly Cungi, Claude Deglon).

Les principaux bienfaits biologiques

  • Baisse du taux de cortisol, principale hormone de stress sécrétée par le corps.
  • Augmentation de la DHEA (déhydroépiandrostérone) hormone qui régule le cortisol et qui a un rôle majeur dans le ralentissement du vieillissement (hormone de jouvence)
  • Augmentation du taux d’immunoglobuline A (IgA) qui participe à la défense immunitaire
  • Augmentation de la sécrétion d’ocytocine qui est un neurotransmetteur d’information émotionnelle, elle favorise l’attachement.
  • Diminution de l’anxiété et du stress perçu
  • augmentation de la clarté mentale et de la performance

Il est possible de renforcer l’activité du nerf vague qui peut rééquilibrer le système immunitaire et ainsi calmer l’inflammation. Des études montrent que la pratique de la cohérence cardiaque peut améliorer la situation inflammatoire du corps mais avoir également une influence positive sur le cortex préfrontal et donc agir sur la clarté et sur les prises de décisions.